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Visuels des bières Tuborg Gold et Gold 5.5 : quand la similitude rappelle de mauvais souvenirs

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panneau bière signé-01

Au rendez-vous du positionnement, on ne se fait aucun cadeau.  L’intention de  rester sur le devant de la scène pousse les entreprises à s’adonner à un réel western communicationnel. Les rapports entre deux (2)  importantes  marques de Bières en Côte d’Ivoire ces jours-ci,  illustrent pleinement cette ambiance.

La  présente ‘’bataille’’  oppose la Société des Limonaderies Brasseries d’Afrique (SOLIBRA)  à son rival Les Brasseries Ivoiriennes (LBI) ; par produits interposés. Entendez respectivement, la Tuborg Gold et la Gold 5.5. Et le grincement des  bouteilles  désignées  « Premium Quality » de part et d’autres, est d’autant plus retentissant.

Coïncidence ou stratégie ?

A vrai dire, il faut bien se rapprocher du visuel de la nouvelle campagne de la bière Tuborg Gold de la SOLIBRA, pour savoir qu’il ne s’agit guère de celle de la Gold 5.5 de Les Brasseries Ivoiriennes (LBI). Car en fait, tout est « Gold » et  il n’y a  pas que ce  terme commerciale ‘’commun’’.

En effet,  les codes couleurs se recoupent également. Le noir et le jaune or mis en exergue, renforcent fort étrangement l’ « amalgame stratégique auquel les publicitaires ont tendances à recourir. » Commente M. F. Daniel, Courtier en Assurance. Disons que  dans les deux cas de figure, la brillance et l’éclat doré de la bouteille chassent brillamment le fond noir du visuel. Etrange  ressemblance !

omo

Au total, tout est « Gold », tout est premium, tout est doré et le tout, avec en arrière plan, du noir, renvoyant à la même image, à la même sensation à des messages quasi similaires.

Ces faits qui rappellent d’autres

Au niveau des biens de consommation, les marques de détergents poudrés Omo et Nil ont eu leur part de feuilleton il y a peu. Nescafé et Nis café n’ont pas non plus manqué de mettre au grand jour leur démêlées à son temps.

Pour tout dire, les campagnes de ces deux (2) concurrents du secteur des boissons, réveillent en biens de personnes des souvenirs moins reluisants : « Ceci  me rappelle des polémiques  enregistrées récemment dans le milieu des affaires…» S’inquiète Mme BOSSOU Ange Marie-Christelle commerciale dans une entreprise de la place.

La moindre ‘’confusion’’ ou ‘’intrusion’’  coûte très chère !

 

Ceci peut paraitre banal pour le profane qui ne comprendra pas alors le bien fondé de ces litiges. Mais mine de rien, la moindre confusion a ses conséquences dans cet univers  du marketing. Mêmes les moins envisageables.

NIL BON

 

UNILEVER a bonne idée de la concurrence. En d’autres termes, son impact sur le marché. Entre 2012 et 2015, son chiffre d’affaires a  dégringolé de 147 à 117 millions de dollars (de 115 à 95 millions d’euros), avec une perte de 4 millions de dollars soit deux (2) milliards de Francs CFA. En effet, aussi bien au niveau des thés, des lessives que des dentifrices, cet opérateur est enclin à une forte concurrence depuis un bon moment.  Cette rivalité vient d’ailleurs à se cristalliser davantage. Puisque tout comme la marque Nil de SIPROCHIM  par et exemple le nouveau venu,  A&B, ont des codes couleurs  très proches de celui d’Omo.

La vigilance du Régulateur vivement requise

Des échos qui nous parviennent, plusieurs personnes, spécialistes et non ‘’initiées’’ y compris, estiment que le Conseil Supérieur de la Publicité (CSP) devrait « essuyer le verre de sa loupe pour plus de vigilance ». Car nombreux sont ceux qui avalent difficilement  certains « amalgames dans le secteur de la publicité », nous révèle-t-on.

Marius Aka Fils  

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