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Une étude sur l’universalité d’Internet en perspective

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L’Etat de Côte d’Ivoire et l’UNESCO vont mener une étude sur l’universalité de l’Internet en Côte d’Ivoire. Dans ce cadre, le lundi 7 mars 2022, au 26ème étage de l’immeuble Postel 2001, au Plateau-Abidjan-Côte d’Ivoire, s’est déroulée la cérémonie de lancement de l’étude pilote. Une cérémonie présidée par Roger Félix Adom, l’homme en charge de l’Economie numérique, des Télécommunications et de l’innovation, pour le compte de la nation des Eléphants. 

Le ministre Roger Félix Adom s’est engagé à soutenir le projet / Crédit image : Abidjan.net

Anne Lemaistre, cheffe du Bureau de l’UNESCO à Abidjan, a expliqué la finalité pratique de ce projet : « En initiant ce projet, l’Unesco traduit sa volonté de contribuer, aux côtés de l’Etat de Côte d’Ivoire, à faire du pays, un Hub du digital, mais aussi présenter une compréhension claire et concrète de l’environnement et des politiques d’internet dans le pays ». L’étude, dont le coût de réalisation est estimé à 13 millions de francs CFA, sera menée par un comité de 30 experts issus de la société civile, du public et du privé. Elle prendra fin en juin 2022. Après la validation du contenu du rapport, par l’Etat Ivoirien, la Côte d’Ivoire devrait être un cas d’école, en la matière.

Le ministre Roger Adom, le professeur Alain Kiyindou et Mme Anne Lemaistre, cheffe du Bureau de l’Unesco à Abidjan / Crédit image : Abidjan.net

Pour le ministre Roger Félix Adom, cette étude consiste à réaliser un diagnostic réel sur la situation de la connectivité en Côte d’Ivoire, afin de proposer des solutions adéquates, pour résoudre la fracture numérique, territoriale et contribuer, ainsi, à l’Internet pour tous. Il a, également, ajouté que l’universalité d’Internet facilitera la mise en place de la 5G ; aujourd’hui, une révolution numérique majeure pour la transformation profonde des économies, des industries, de l’environnement et un outil d’amélioration des conditions de vie des communautés et de l’employabilité des jeunes. « Je voudrais rassurer la cheffe du Bureau UNESCO sur l’engagement, de mon département ministériel, à lui apporter l’appui institutionnel nécessaire à la réalisation de cette étude et à mettre en place un environnement propice au développement de l’Internet dans chaque ville, village et quartier de notre pays », a-t-il promis.

Professeur Alain Kiyindou / Crédit image : Unesco.org

Le Professeur Alain Kiyindou, Chercheur référent du projet, l’a souligné : « Les technologies numériques offrent de nombreuses opportunités et soulèvent un certain nombre de problématiques majeures telles que la transparence, la fracture numérique, la désinformation, la vie privée. Les indicateurs sont donc nécessaires pour lutter contre les fractures numériques et améliorer les réformes. » Selon le coordonnateur de cette initiative, pour le compte de l’UNESCO, il s’agira de montrer une idée claire et concrète de l’environnement et des politiques nationales de l’Internet, d’évaluer cet environnement et ces politiques, en mesurant les 109 indicateurs de base de ROAM-X de l’UNESCO, et d’analyser les lacunes et les réalisations à la lumière de la mesure des indicateurs contextuels dans le pays.

Mme Anne Lemaistre, cheffe du Bureau de l’Unesco à Abidjan pose pour la postérité avec le ministre Roger Adom / Crédit image : Abidjan.net

Cette étude permettra de comprendre et d’évaluer la complexité de l’essor de l’Internet et son impact sur le développement de la Côte d’Ivoire. Elle intervient après l’adoption, en 2021, de la Stratégie nationale de Cybersécurité et le renforcement des lois existantes en matière de gestion et de protection des données à caractère personnelles, des libertés individuelles et de la vie privée, par la terre d’éburnie. En suivant les 109 indicateurs essentiels de l’universalité de l’Internet, mise au point par l’UNESCO et liées, entre autres, au cadre juridique, à l’accessibilité, à l’égalité de genre, au développement durable, des données de cette enquête devraient éclore des recommandations. Ces recommandations seront adressées aux différentes parties prenantes de l’écosystème de l’Internet. Leurs mises en œuvre devraient, à terme, permettre d’impacter le développement de l’Internet, conformément aux principes de droits, d’ouverture, d’accessibilité et de participation multipartite.

Rodrigue Cofye

Rédacteur

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