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Un an après sa dernière modification, l’IDU peine toujours à séduire

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La Côte d’Ivoire a émis le vœu pieux de figurer parmi les 50 économies les plus dynamiques, à l’horizon 2020. Pour ce faire, elle a décidé, à l’instar des grandes puissances de ce monde, de s’appuyer sur le secteur privé. Pour y parvenir, ce dernier doit être concurrentiel et créatif. C’est le moyen pour le positionner en piler d’une croissance économique soutenue et soutenable.
L’accomplissement de cette vision demande une amélioration globale de la sphère business et une mise à jour des services dédiés aux entreprises. Ainsi, la simplification des formalités administratives de création et d’exercice est nécessaire à l’établissement d’avancées notables, en la matière.
C’est dans cette optique que l’IDU (identifiant unique d’immatriculation) est institué, le 24 mars 2015, pour l’immatriculation de toute entreprise, en Côte d’Ivoire. Modifié, par ordonnance, le 1er août 2018, il est entré en vigueur le 14 septembre de la même année, avant d’être révisé le 06 janvier 2020. Un an et trois mois après sa dernière modification, quel est le bilan de l’IDU ? Strat’Marques s’est intéressé à ce sujet épineux.

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Dès sa création, l’IDU est supposé favoriser les démarches administratives des entreprises. Seulement voilà ! Au 31 décembre 2020, le constat est clair. 10 232 certificats délivrés contre 42 744 attendus, soit un fossé de 32 512 entre les expectatives et les faits. Pourtant, l’IDU est, à l’origine, pensé pour le contribuable. Qu’est-ce qui explique cette défection ?

Les raisons sont plurielles. D’abord, le manque de communication autour de cette disposition. Ensuite, la faible appropriation du dispositif par les PME (petites et moyennes entreprises). Dans un pays où l’informel est prépondérant, le système de PME est le moyen approprié, pour un autoentrepreneur, de régulariser sa situation.

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Or certains chefs d’entreprise craignent l’IDU. Ils voient, en lui, une arme de répression fiscale et sociale. Pour résoudre le problème de ces contribuables hors la loi, le CEPICI (centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire) est mandaté pour se rapprocher des administrations concernées et des principales structures faitières du secteur privé. L’objectif est, assurément, de lancer une réflexion synergique sur les mesures et conditions nécessaires à l’adhésion, des entreprises, au certificat d’identification unique d’immatriculation.

Si des ateliers sont prévus, il est opportun que ceux-ci aboutissent à un consensus. Une clarification de l’IDU, pour les contribuables, semble indispensable, dans la mesure où celui-ci est loin de les rassurer. Ils souhaitent des garanties quant à leur liberté d’entreprise et la pérennité de leurs projets d’affaire. Des exonérations substantielles, des allègements fiscaux au cas par cas, un accompagnement économique et administratif pourraient, en outre, rassurer les PME et les persuader de souscrire massivement à l’IDU.

KOFFI-KOUAKOU Laussin

Rédacteur en chef

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