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Santé : PISAM, un geste qui fait toute la différence

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Après, Octobre Rose et la mobilisation en faveur de la lutte contre le cancer du sein, Novembre est teintée de Bleu. Le Bleu pour symboliser le mois de la lutte contre le cancer de la prostate. Selon les statistiques, cette affection est diagnostiquée chez 1 homme sur 8. Une parité retrouvée dans les chiffres du nombre de femme atteinte par le cancer. Pour l’instant, le dépistage précoce demeure le meilleur moyen de prévenir et d’appliquer un traitement adapté à ces pathologies difficiles. C’est dans cette optique que sa Majesté Agnès Kraidy, présidente de la Fondation Agir contre les cancers a convié les médias à la PISAM (Polyclinique Sainte Anne-Marie) d’Abidjan-Cocody-Côte d’Ivoire, à une formation. Ce, afin de comprendre le mal pernicieux qu’est le cancer de la prostate. 

De D à G, Eric Djibo, PDG de la PISAM et sa Majesté Agnès Kraidy /Crédit image : Kévin Pangni

Venue massivement à l’appel lancé par la Présidente, Agnès Kraidy, la presse a bénéficié de l’expertise de deux éminents médecins de ce centre hospitalier. Il est 13h00, le mercredi 24 novembre 2021, lorsque le hall de la PISAM est pris d’assaut par les invités de la Fondation Agir contre les cancers. Un public composé de patrons de presse et de leurs collaborateurs. L’objet de leur présence : La lutte contre le cancer de la prostate. “Octobre est toujours très rose mais Novembre n’est pas assez bleu ; nous avons voulu alors marquer le coup”. C’est par ces mots introductifs que le PDG (président directeur général) de la PISAM, Eric Djibo, a situé le contexte de cette rencontre. Il a tenu à rappeler la grande vocation de service d’intérêt général de son établissement qui, depuis 1985, met un point d’honneur à faire de la sensibilisation, auprès des populations. Au terme de ses propos, il a évoqué quelques innovations réalisées au sein de son établissement hospitalier. Parmi eux, la rénovation de plusieurs services, notamment celui de l’imagerie et le partenariat avec l’hôpital américain de Paris. Grâce à cette collaboration d’expertise internationale, en terre d’éburnie, M. Djibo espère que personne n’ait à sortir de la Côte d’Ivoire pour des soins.

Sa majesté Agnès Kraidy / Crédit image : Connectionivoire.net

Pour sa part, sa Majesté Agnès Kraidy, a remercié toutes les organisations professionnelles des médias pour leur présence à cette cérémonie baptisée Novembre bleu, une première en Côte d’Ivoire. “Le cancer de l’ignorance”, “le cancer de l’indifférence”, car “le cancer fait son nid dans l’ignorance”, s’exclama-t-elle ! Pour pallier cette ignorance, elle a exhorté ses confrères journalistes à se former sur ces questions, afin de rassurer les populations, grâce à un bon traitement de l’information. Pour clore, elle a annoncé la bonne nouvelle : 60 kits de dépistage du cancer de la prostate offert, par la PISAM, aux hommes de médias.

De G à D, Dr Sangaré Hassan, Oncologue et Dr Bodjré Kouamé, chirurgien urologue / Crédit image : Kévin Pangni

A sa suite, le binôme formé par le Dr Sangaré Hassan, oncologue et le Dr Bodjré Kouamé, chirurgien urologue, ont entretenu l’auditoire sur le thème : Les cancers de la prostate. Selon ces spécialistes de la PISAM, un (1) homme sur huit (8) a le cancer de la prostate dans le monde. En 2020, les chiffres mondiaux estiment à 19.292.789, les nouveaux cas de cancers diagnostiqués. Parmi ces cas, la Côte d’Ivoire en dénombre 17.300 pour 2.757 cas de cancer de la prostate. De ces chiffres, il ressort que le cancer de la prostate est le 2eme cancer le plus insidieux, en Côte d’Ivoire et le cancer au plus fort taux de prévalence chez les hommes, au pays des éléphants.

Prostate et cancer de la prostate, la confusion

Crédit image : Cancer.org

Biologiquement, la prostate est la glande de l’appareil génital masculin située sous la vessie. Elle produit le liquide séminal. Un liquide qui nourrit et transporte le sperme. Quant au cancer de la prostate, les praticiens présents en ont donné une explication claire.  Selon eux, le cancer est une prolifération anarchique et désordonnée des cellules, de façon localisée ou généralisée, dans l’organisme. Lorsque cette prolifération de cellules s’effectue dans la prostate, l’on parle, alors de cancer de la prostate.

Trois facteurs de risque clés

Crédit image : FR24 NEWS

Au nombre des facteurs de risque du cancer de la prostate, l’âge caracole en tête de liste. Dans les faits, plus on prend de l’âge, plus on est exposé au cancer de la prostate. Les habitudes alimentaires, elles, constituent le deuxième facteur de risque de ce mal pernicieux. en l’espèce, il est constaté que les personnes au régime alimentaire essentiellement constitué de fruits et légumes sont moins exposées au cancer de la prostate. Cela atteste la théorie selon laquelle la mauvaise alimentation est un facteur majeur dans le développement de cette maladie. Autre point, les facteurs génétiques ne sont pas en reste. De l’avis des experts, des études auraient démontré que les mélanodermes seraient plus touchés par le cancer de la prostate que les leucodermes. Par ailleurs, l’hérédité aurait une grande part dans les risques de développement de cette pathologie. Ainsi, il est établi qu’une personne, dont les parents ou grands-parents ont développé cette forme de cancer, a de fortes chances de développer, également, cette même forme de cancer. En conséquence, Dr Sangaré Hassan  recommande aux hommes, notamment ceux des médias présent, de ne pas attendre d’être malade pour aller à l’hôpital, mais plutôt de s’y rendre pour contrecarrer toutes formes de maladie.

Des signes du cancer de la prostate

Crédit image : Dr Eric Sebban

Au nombre des signes courants, figure, en bonne place, la présence de sang dans les urines ou dans le sperme. En outre, le constat de brûlures lorsqu’on urine ou des sensations de n’avoir pas, suffisamment, vidé sa vessie. Des douleurs osseuses ressenties dans la hanche, dans les cuisses et le bas du dos peuvent être des signes avant-coureurs d’un cancer de la prostate. Dès l’apparition de tels signes, les médecins conseillent de se faire consulter, très rapidement, par un médecin. Cette consultation permettra au médecin de procéder à un examen de sang dénommé PSA (Prostate Specific Antigen). Cet examen aidera à déceler d’éventuelle trace de cancer, en plus du toucher rectal, pas toujours agréable, mais permettant, néanmoins, de confirmer ou d’infirmer le diagnostic, aux dires des deux experts. Un troisième examen, tout aussi essentiel, est la biopsie de la prostate. Elle se fait via un scanner.

Des traitements efficaces ?

Participants au Novembre Blue de la PISAM /crédit image : Kévin Pangni

Dr Sangaré et Dr Bodjré ont rassuré sur un fait : Lorsque le cancer de la prostate est diagnostiqué assez tôt, il peut être traité, efficacement ! Des techniques éprouvées telles l’hormonothérapie, la chimiothérapie, la thérapie ciblée, la chirurgie, sont autant d’outils à la disposition de la médecine pour venir à bout de cette pathologie. Toutefois, à partir de 45 ans, il est conseillé de faire contrôler sa prostate au moins deux fois par an. Dr Sangaré a invité le public: “Mes chers amis, changeons de logiciel. Allez à l’hôpital avant la maladie, au moins deux fois par an. La prévention coûte moins cher qu’une prise en charge quand la maladie est installée.” Car, lorsque le cancer vient à se généraliser dans tout l’organisme, il devient quasiment impossible d’en guérir.

Se protéger du cancer de la prostate

Crédit image : Unlock Food

Pour se prémunir du cancer de la prostate, il convient de mettre en place un protocole. Et cela l’oncologue et l’urologue l’ont rappelé. Ainsi, ils ont recommandé un régime alimentaire constitué majoritairement de fruits et légumes et de “se nourrir tout en restant le plus près possible de la nature,” de préférer la viande blanche et le poisson à la viande rouge et de pratiquer régulière le sport. En conclusion, iles médecins ont précisé l’importance d’une activité sexuelle régulière dans la prévention du cancer de la prostate. Comment ? Un homme ayant 21 éjaculations par mois amoindri ses chances d’être affectée par le cancer de la prostate.

Après l’exposé fort enrichissant des deux spécialistes du cancer, plusieurs échanges ont émaillé la rencontre. Des échanges modérés par la journaliste de la RTI (radiodiffusion télévision ivoirienne), Marie Laure  Zakré. Une visite de l’établissement hospitalier et une séance de dépistage des hommes de média ont clôturer cette action sociale menée par Eric Djibo, le PDG de la PISAM et sa Majesté Agnès Kraidy.

Vincent NGORAN

Mister Data

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