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Presse : le CNP apporte un plus value au journalisme

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Exalté à l’idée d’accroître le capital crédit du secteur, le Conseil National de la Presse (CNP) sort des discours lénifiants pour prendre des mesures concrètes. Désormais, les patrons de presse sont contraints de déposer au régulateur, le bulletin de salaire de leurs employés. En filigrane, vérifier l’applicabilité de la convention collective régissant  la corporation.

Cette nouvelle  mérite un applaudimètre de la part des journalistes professionnels, c’est-à-dire ceux qui détiennent la carte professionnelle attribuée par la Commission paritaire, ainsi que les professionnels de la Communication.  D’autant qu’elle vient désorienter certains gérants d’entreprise de presse qui ont trouvé jusqu’ici les moyens de contourner la loi N°2004-643 du 14 décembre 2004 portant régime juridique de la presse.

A l’image  du  cordonnier mal chaussé, le journaliste a toujours contribué par ses écrits à revaloriser certains corps de métiers tandis qu’il fait partie des parents pauvres de la clé de répartition. A tort ou à raison, cette précarité est pour beaucoup dans les dérapages que connait ce milieu.

Il faut savoir  que le journaliste professionnel ou le professionnel de la communication est classé dans la fourchette  catégorielle (2è-10è) et dans des échelons allant de 150 à 330. Selon que chaque qualification fait l’objet d’un coefficient permettant le calcul du salaire minimum. Ce salaire est calculé en multipliant la valeur du point par le coefficient.  La valeur du point est fixée à 1900 Francs CFA, elle est révisable à la demande de l’une des parties.

Pour faire simple, au bas mot, le Rédacteur qui est d’échelon 127, le plus bas d’ailleurs, devait percevoir mensuellement 241 300 F CFA. Montant auquel cette convention exige d’ajouter une indemnité de logement représentant un minimum de 13%. Mais c’est sans compter avec des employeurs qui prenaient le malin plaisir de payer leur Secrétaire de  Rédaction (Ndlr : 7è catégorie, échelon à partir de 210) à un salaire semblable, si ce n’est inférieur.

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Pourtant, force est de reconnaitre que le vivier de la presse ivoirienne est fortement riche. Les organes sont animés par des Docteurs ainsi que des personnes jouissant d’un haut niveau académique. D’ailleurs, le bac+3 est le diplôme minimum exigé par la Commission paritaire d’attribution de la carte d’identité de journaliste Professionnel et de Professionnel de la Communication pour bénéficier du titre de journaliste professionnel. A savoir que sont qualifiés Professionnels de la Communication : les documentalistes ;  les correcteurs ;  les traducteurs ;  les maquettistes ; les photographes de presse et enfin,  les dessinateurs de presse remplissant les conditions requises.

Et si le Groupement des Editeurs de Presse de Côte d’Ivoire (GEPCI) brandissait l’argument du sinistre de leur entreprise ; galère accentuée par les nombreuses crises qui ont jalonné la récente décennie, la réponse du gouvernement devait pouvoir changer les donnes.  Car selon le ministère de tutelle, 25 entreprises de presse ont bénéficié récemment d’une subvention spéciale d’impression de 6 mois. Ce qui représente en chiffres, un appui de 800 100 000 de F CFA.

En plus du CNP, nous faisons chapeau bas aux différents  syndicats chargés de la défense des droits des journalistes qui apportent ainsi une plus value à ce métier.

 

Marius AKA Fils

La revue de presse du Jeudi 05 Mars 2015

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