Crédit image : Lnsp
MarqueStrat'Conso

LNSP, une vision futuriste au service de la santé des populations

0

“La santé, ça n’a pas de prix ! ” Elle est un bien inestimable. Elle est, aussi, un secteur d’activité  prépondérant. Les acteurs de ce domaine sont indispensables, car ils contribuent au renforcement de la croissance et au développement économique et le LNSP ( Laboratoire nationale de la santé publique) en fait partie. 

Crédit image : Lnsp

Situé à Treichville, dans les encablures de la NPSP (Nouvelle pharmacie de la santé publique), du côté du CHU (centre hospitalier universitaire) de Treichville, le LNSP (laboratoire national de la santé publique) est une référence, en Côte d’Ivoire. Ses prestations ne souffrent d’aucune contestation. Cette institution a une mission de santé publique. Elle est en charge du contrôle de conformité des produits destinés à la consommation, notamment les médicaments, les plantes, les produits diététiques, les produits de parapharmacie, les eaux de consommation et les denrées alimentaires. Son action permet le développement de l’organisation technique, l’évaluation des activités des laboratoires d’analyses médicales et la réalisation des expertises toxicologiques industrielles, médico-légales et de celles relatives aux fraudes, en matière de denrées alimentaires et de boissons. Ce, conformément aux dispositions légales,  en vigueur , pour la répression des fraudes, la préparation d’études et la proposition de normes d’analyses et d’hygiène, en matière de santé publique. Aussi, l’organisme exécute-t-il  l’étude des demandes d’agrément des laboratoires d’expertise physico-chimiques, toxicologiques et biologiques.

Pr Malan Kla Anglade / Crédit image : Lnsp.ci

La vision stratégique  du professeur Malan Kla Anglade consiste à faire du  LNSP ( laboratoire national de la santé publique) le laboratoire d’analyse physicochimique et microbiologique industrielle de référence, leader dans la sous-région, à l’horizon 2023. Pour ce faire, il se doit de répondre aux normes et critères internationaux , sur les besoins de protection de la santé publique, en assurant, efficacement, ses missions d’expertises analytiques, de contrôle qualité, d’études et de recherches afférentes à la protection de la santé publique. Il s’est, donc, engagé dans un système de management de la qualité. Cette démarche lui a permis d’obtenir l’accréditation du LCM, son laboratoire de contrôle des médicaments, et du LCA, celui du contrôle des aliments, à la norme ISO 17025:2017. Il est, actuellement, engagé dans un processus pour l’obtention de la préqualification OMS (organisation mondiale de la santé), conformément aux règles de bonnes pratiques, de l’organe international, applicables par les laboratoires de contrôle qualité pharmaceutique. En conséquence, des départements et services, à même d’apporter une plus value au laboratoire, sont mis en place : La SDLNR (sous-direction des laboratoires nationaux de références) est chargée de la coordination et la promotion des services.

Crédit image  : Lnsp.ci

La SDLNR, département du  LNSP,  a, sous sa supervision, quatre (04) laboratoires et un service logistique. Le laboratoire de toxicologie médico-légal (Lox)  a pour domaine sont medico- légal, l’alimentation et les urgences. Ce service s’occupe,  en général,  des analyses des viscères, des liquides, des plantes et autres produits dans les cas d’empoisonnement. Il assure, également, la recherche et le dosage des aflatoxines, des résidus de pesticides et s’occupe de la recherche de toxines dans les milieux biologiques. Elle réalise des expériences sur des produits et des animaux. Le LCA (laboratoire de contrôle des aliment),  lui, est chargé de l’analyse des paramètres physico-chimiques et organoleptiques des aliments. Ce service s’occupe du contrôle qualité des huiles et oléagineux, des produits laitiers, de la farine et dérivés, des condiments, du poisson, des viandes et des huiles essentielles. Il  intervient dans le contrôle des boissons et eaux (minérales, de forage, de chaudières, de robinet, de puits, usées). S’agissant  du LCM (laboratoire de contrôle de médicaments), c’est un service de chimie. Il mène diverses activités. Par exemple, celle du contrôle qualité des médicaments, des produits cosmétiques et des préservatifs. Le LBMMIA (laboratoire de biologie médicale de microbiologie industrielle et alimentaire) s’occupe de l’analyse hématologique, biochimique, sérologique, immunologique, bactériologique et assure le contrôle microbiologique des produits médicamenteux, alimentaires, y compris les eaux de consommation. Pareillement, il s’occupe de l’étude des phénomènes chimiques et de la rédaction des rapports diagnostics. Le LBMMIA est ouvert aux autorités publiques, aux collectivités et aux particuliers souhaitant effectuer des analyses physico-chimiques se rapportant à l’hygiène humaine. Toutes ces structures sont les sous branches de la SDLNR, la sous-direction du LNSP en charge de ces activités.

Crédit image : Sibal.com

L’assertion du biologiste Jean Rostand : “Laboratoire, même quand on ne trouve rien, on renifle l’odeur de la vérité qui se cache” est, effectivement, mise en exergue par la direction générale du laboratoire nationale de la santé publique. C’est d’ailleurs, en ce sens que le laboratoire a pris part  au SIBAL ( Salon ivoirien de la boisson et de l’alimentation). Une plateforme parfaite pour accroître sa visibilité et le rapprocher  de la population et des professionnels de l’ industrie agroalimentaire. Le LNSP  met l’expertise de ses agents au profit des habitants de la terre d’éburnie, notamment en termes de protection de la santé publique. L’un des objectifs de sa participation, à ce salon d’utilité publique, était de partager ses connaissances avec  les professionnels de l’agroalimentaire. Ces derniers lui ont témoigné un grand intérêt. Pour preuve, l’affluence à leur stand, lors de cette manifestation d’envergure. De ce point de vue, il n’est pas incongru d’affirmer que l’objectif est atteint. Quant aux perspectives, le LNSP veut développer sa capacité d’accueil et d’analyse pour une meilleure gestion de la protection de la santé publique.

Rodrigue Cofye 

Rédacteur

à lire aussi sur Strat’Marques :

Reportage : Départ en fanfare pour le SIBAL

 

Adicomdays 2021, le rendez-vous des acteurs clé du digital

Previous article

Consommation : La CDC-CI, consigne les cautions

Next article

You may also like

Comments

Leave a reply

More in Marque