Crédit image : Znet.fr
DossierStrat'TechTech

La révolution 5G, quels avantages pour l’Afrique ?

0



La 5G, c’est la connexion internet mobile de dernière génération et tous les spécialistes se planchent sur cette révolution technologique. Selon les scientifiques, elle promet des vitesses de téléchargement et d’envoi de données beaucoup plus rapides. Son avènement a fait couler beaucoup d’encre et de salive. En effet, elle offre une couverture élargie et une  connexion amplement stabilisée. Le système utilise, de façon optimale, le spectre radioélectrique et permet à un nombre grandissant d’appareils d’accéder à l’internet mobile. Et cela, au même moment. La 5G ou internet mobile ultra rapide est, déjà, présente dans certains pays. Au Qatar, la société Ooredoo a lancé son offre commercial, en 2018. En Chine, China Mobile, China Unicom et China Telecom lui ont emboité la pas, en 2019. En 2018, à l’ouverture des jeux olympiques d’hiver de Pyeeongchang, la Corée du Sud, l’un des pays leader dans ce domaine, a expérimenté  la diffusion direct en Haute Définition, par drones, à l’aide de la technologie 5 G. Dans un monde digital, en demande perpétuelle de dynamisme, le nouveau défi de la téléphonie est la promesse de vitesses de téléchargement 10 à 20 fois supérieures à celles proposées, actuellement. Ce procédé récent est, pour l’instant, utilisé par les opérateurs de réseaux  pour augmenter la capacité des leurs canaux 4G existants. Toutefois, ses futures utilisations posent, d’ores et déjà, de nombreuses questions : obsolescence programmée, habitudes de consommation, zones noires, fractures numériques… Pour rappel, les habitants de zones  proches des pylônes de réception ont incombé leurs soucis de santé aux possibles radiations émanant des bandes passantes. L’Afrique est-elle prête à accueillir la 5 G? Quels sont ses avantages pour le berceau de l’humanité ? éléments de réponse dans ce dossier signé Strat’Marques.

Un fonctionnement similaire à la 4G.

Crédit image : Frandroid

La 5G est un concentré d’applications technologiques. Ses bandes de fréquences allant de 3,5 Ghz (gigahertz) à 26 Ghz, et au-delà, offrent des capacités inexplorés. Leurs longueurs d’onde étant plus grandes et leur portée plus forte, elles sont moins susceptibles d’être entravées par des obstacles physiques. Cependant, aucun protocole normatif n’est, encore, élaboré pour cette méthode avant-gardiste.

Les avantages de la 5G

Crédit image : blog.ariase.com

Des smartphones véloces répondant mieux aux tâches  assignées et un quotidien amélioré : réalité virtuelle, vidéo de  meilleure qualité, communication entre robots, capteurs et autres machines, etc. L’intérêt qui se profil parait enthousiasmant, car il ouvre un champ de produits et services, jusqu’à l’heure insoupçonnés, notamment dans l’industries de l’aéronautique, de l’avionique, le maritime, l’archéologie et les médias, les jeux vidéos, les réseaux sociaux… Parmi les possibilités, des appels vidéo de qualité supérieure, le téléchargement de film haute définition en une minute, des appareils de fitness portables  surveillant la santé en temps réel et alertant les médecins en cas de défaillance. En résumé, un profit palpable pour un éventail de personnes, aux dires des spécialistes. De plus, même si le monde compose avec le virus à couronne, Il ne saurait se défaire de la mobilité. En ce sens, le besoin de données ne cesse de croître. Or, les bandes de fréquences actuelles sont encombrées. Les pannes de services s’invitent, généralement, lorsqu’un lot de personnes, d’une même localité, tentent d’accéder aux services mobiles en ligne, au même moment. Dans ces circonstances,  la 5 G semble adapter à la gestion de milliers d’appels mobiles, de l’intelligence artificielle et de bien d’autres applications pratiques.



La fin de la téléphonie fixe ?

Crédit image : Orange Côte d’Ivoire 

La 5G demande, pour les téléphones dits intelligents, des puces informatiques dotées d’une puissance accrue. Ce changement suivra le même schéma que lors de l’introduction de la 4G, entre 2009 et 2010. Néanmoins, les téléphones de nouvelle génération seront capables de basculer, sans difficultés, entre la 4G et 5G. Si la téléphonie mobile ne cesse son expansion, des inquiétudes naissent quant à l’avenir du bon vieux téléphone fixe. Les entreprises de télécommunication ont, beaucoup, investi dans la fibre optique et le fil de cuivre, pour les lignes fixes à large bande. Sont elles prêtes à y renoncer ? Seul l’avenir le dira. Quoi qu’il en soi, ce tandem semble avoir encore de beaux jours devant lui. Dans les faits, malgré la qualité de la connectivité sans fil, des consommateurs  demeurent attaché à la stabilité et la certitude des fils physiques. Le sans-fil a l’avantages de proposer une sûreté de réception quand le second accuse des indisponibilités de réseau. dans ce cadre, le mobile 5G pourrait intervenir en complément d’interaction avec notre environnement immédiat. Encore faudrait-il que la zone soit couverte par le réseau. En l’espèce, la disponibilité des signaux, émis par les antennes, nécessite des moyens colossaux, notamment en terme d’installation de centres émetteurs . Ce problème risque de freiner l’essor de la 5 G, incompatible avec l’absence de signal et la faible de vitesses des données dans les zones rurales. En Côte d’Ivoire, des régions n’ont pas accès à la 4 G.  Dans un premier temps, la 5G, de l’avis de certains spécialistes, sera principalement un service urbain orienté vers les zones à forte densité démographique. Subséquemment, les opérateurs de réseaux vont se concentrer, sans aucun doute, sur l’amélioration de leur couverture LTE 4G, en parallèle du déploiement 5G.

La réalité commerciale

Crédit image : Ivoiremobiles.net 

Les opérateurs de téléphonie proposent des produits et services. Et ceux-ci ont un coût. La rentabilité est donc au centre de leurs activités mercantiles. Une rentabilité difficile à assurer dans les régions reculées et peu habitées  (coût d’installation, de maintenance, etc.).  Si l’action de développement du gouvernement est en marche, il faut compter avec les exigences du terrain. Installer toute une logistique, dans ces zones, demande d’énormes ressources humaines, matérielles et financières sans réelles garanties de rentabilité. En marketing, la  demande fait force de loi et la production du gain, pour la maintenance des installations et l’entretien du personnel, sont des exigences premières.



Pour L’Afrique, l’avènement de cette nouvelle technologie nécessitera de s’équiper en appareils compatibles. Les téléphones actuels, exception faite d’une poignée d’entre eux récemment commercialisés, permettent-ils de capter la 5G ? Quel avenir  pour les millions, voire les milliards de smartphones 4G en bon état de marche ? Un sacré revers pour le bilan carbone de la planète. Sans compter la flambée de consommation de données mobiles et, donc, de la facture énergétique, qui sera mécaniquement encouragée par l’arrivée de nouveaux usages. Doit-on craindre une catastrophe digitale ? L’Afrique va-t-elle se passer de la 5G ?

La Rédaction

à lire aussi sur Strat’Marques :

Plus de 40 millions d’abonnés à la téléphonie mobile pour 26 millions d’habitants, en Côte d’Ivoire !



 

Redda Ben Geloune : « Impacter positivement l’Afrique »

Previous article

Et de 2 pour le café digital

Next article

You may also like

Comments

Leave a reply

More in Dossier