Un atelier de l'OIM
Atelier de restitution des résultats de collecte de données réalisées à des frontières, en Afrique de l'Ouest. 05/08/2022. Hôtel Tiama. Plateau, Abidjan, Côte d'Ivoire. Crédit image : OIM
AnalyseStratégie

L’OIM pour l’amélioration et le renforcement des flux transfrontaliers

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C’est un secret de Polichinelle. Les différentes crises sanitaires et sécuritaires qui secouent le monde, depuis plus d’une décennie, ont des conséquences socio-économiques palpables. Des conséquences qui réduisent, nettement, la libre circulation des biens et des personnes. Et sont, par conséquent, un frein au libre échange et à la performance des entreprises. C’est pourquoi l’OIM, l’Organisation Internationale pour les Migrations, a mené une étude. Et ce, en vue d’améliorer, faciliter et renforcer la gestion des flux transfrontaliers.

L'atelier OIM Côte d'Ivoire du 05/08/2022.

Atelier de restitution des résultats de collecte de données réalisées à des frontières, en Afrique de l’Ouest. 05/08/2022. Hôtel Tiama. Plateau, Abidjan, Côte d’Ivoire. Crédit image : OIM.

Il faut savoir que la pandémie de la COVID-19 a ralenti les échanges commerciaux. De plus, les restrictions de déplacements, au fort de la crise, et les mesures de précautions instituées, dès lors, ont fortement réduit la circulation des biens et des personnes. Ainsi que la fourniture de certains produits et services. Ajoutez à cela, la fronde populo-militaires dans certains pays et la menace Djihadiste et il apparait clairement que, à l’heure actuelle, la gestion de toute entreprise est très complexe.

Un agent de l'OIM

Atelier de restitution des résultats de collecte de données réalisées à des frontières, en Afrique de l’Ouest. 05/08/2022. Hôtel Tiama. Plateau, Abidjan, Côte d’Ivoire. Crédit image : OIM.

Face à ce contexte incertain, depuis août 2021, l’OIM a démarré une vaste collecte de données en Côte d’Ivoire, au Bénin, au Ghana, au Togo et au Burkina Faso. En vue de récolter les informations nécessaires, non seulement, pour l’amélioration de la facilitation des flux transfrontaliers. Mais également, pour le renforcement des capacités de santé publique aux frontières. Précisément en Afrique de l’Ouest, en réponse aux maladies infectieuses et à la COVID-19. C’est la raison pour laquelle, dans le cadre  de cette étude, le département de l’ONU pour les migrations a organisé, le 05/08/2022, en Côte d’Ivoire, un atelier. Durant celui-ci, l’OIM a restitué les résultats de cette opération. En conséquence, un état des lieux de la gestion des frontières, aux points d’entrée ciblés, a été fait. Et des recommandations formulées.

Photo de famille lors d'un atelier de l'OIM.

Photo de famille. Atelier de restitution des résultats de collecte de données réalisées à des frontières, en Afrique de l’Ouest. 05/08/2022. Hôtel Tiama. Plateau, Abidjan, Côte d’Ivoire. Crédit image : OIM.

Point de précision. L’une des activités majeures du projet est basé sur 3 composantes essentielles :

  • La facilitation du commerce.
  • La santé publique.
  • Et les flux migratoires.

Des données, donc, qui, si elles sont bien exploitées par les entreprises, pourraient leur servir d’indicateurs stratégiques. Pour une meilleure gestion de leurs activités. Et pour cause. Selon les acteurs de cette mission de l’OIM, ils ont identifié plusieurs problèmes. Parmi eux :

  • Un ralentissement de l’activité aux frontières depuis l’apparition de la maladie à coronavirus.
  • Une mobilité réduite des biens et des personnes, depuis lors. Ce qui affecte le commerce, en général, et les petits commerces transfrontaliers, en particulier.
  • La menace terroriste qui restreint le transport, le fret et la logistique. Et, logiquement, le volume des marchandises.

En outre, ils ont révélé le manque de professionnalisme de certains acteurs du transport. Que ce soit en matière de logistique, de transit ou autres. En définitive, les données résultant de cette étude de l’OIM devrait outiller les personnes physiques et morales, de droit public comme de droit privé, pour une meilleure appréhension des réalités transfrontalières. Surtout dans un marché commun comme la CEDEAO.

A droite, une représentante du JICA lors d'un atelier OIM.

Atelier de restitution des résultats de collecte de données réalisées à des frontières, en Afrique de l’Ouest. 05/08/2022. Hôtel Tiama. Plateau, Abidjan, Côte d’Ivoire. Crédit image : OIM.

Financée par la JICA, Agence Japonaise de Coopération Internationale, cette collecte, menée par l’OIM, a vu, lors de l’atelier de restitution de ses résultats, la présence de représentants de l’Etat de Côte d’Ivoire et du pays du soleil levant. En outre, des émissaires de L’OMS, Organisation Mondiale de la Santé, de l’OOAS, Organisation Ouest Africaine de la Santé et de l’UEMOA, Union Economique et Monétaire Ouest Africaine, ont participé à la rencontre. Bien sur, sous la gouverne de la Chef de Mission de l’OIM Côte d’Ivoire et de ses confrères des missions de l’OIM au Bénin, Ghana, Togo et Burkina Faso. Si cet atelier a permis, aux différentes parties prenantes, d’échanger sur les
résultats de l’étude, il leur a, aussi, donné l’opportunité d’énoncer des recommandations.

KOFFI-KOUAKOU Laussin

Rédacteur en chef

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