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Impact des crises sur les entreprises, les recettes d’Eric Thiam SABATES

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La 9e édition du forum CGECI Academy s’est tenue du 28 au 29 octobre 2021, au Sofitel hôtel Ivoire, Cocody, Abidjan, Côte d’Ivoire, avec, en toile de fond, des débats de haut vol. Le panels relatif à l’adaptation des PME (petites et moyennes entreprises) en période de crise politique a suscité beaucoup d’intérêts. Dans la salle grand-Bassam, face à une pléiade d’intervenants, Eric Thiam Sabates, le directeur général de la SITAB (société ivoirienne des tabacs) a partagé son expérience, non sans proposer ses recettes.

Eric Thiam Sabates, le directeur général de la SITAB / CGECI Academy 2021 / Crédit image : linfodrome

Dans la salle grand-Bassam, ce panel, sur la prévention et la gestion des crises sécuritaires et politique pour les entreprises en Afrique,  co-animé par plusieurs experts, dont le directeur général régional du groupe impérial Tobacco, Eric Thiam Sabates, a enregistré une présence massive du public. Partageant son expérience sur les dispositifs déployés, au niveau de la sécurisation des biens et personnes dans un contexte de crise, Eric Thiam Sabates a relevé que les crises impactent, de manière continue, les entreprises. Pour lui, le secteur privé n’a pas vocation à intervenir sur le volet prévention,  un droit régalien de l’Etat et de la société civile. Pour adresser la problématique, il recommande des approches autour de trois concepts basics, à savoir : La période d’avant crise, au cours de laquelle intervient la préparation, la période pendant la crise où l’entreprise doit faire preuve d’agilité, d’adaptabilité et l’après crise où il convient de faire le point sur tout ce qui a marché et comment l’améliorer. Le directeur général de la SITAB recommande aux entreprises de concevoir les crises à l’échelle régionale et sous régionale, car ces dernières sont devenues, désormais, des éléments globalisés : « Il n y a pas de réalités, soyez prêts à ne pas être prêt ! ». Lors de cette rencontre d’échanges, les panélistes ont discuté, plus spécifiquement, du rôle de l’Etat, des organisations supranationales dans la sécurité des civils et des entreprises, la contribution des entreprises de sécurité en périodes de crises sécuritaires et politiques et de bien d’autres questions. Selon Eric Thiam, le chef d’entreprise doit partager les décisions avec ses équipes, car : « L’humain est au cœur de la résolution de toute crise ».

Vagondo Diomandé, ministre de l’intérieur et de la sécurité de Côte d’Ivoire / Crédit image : Abidjan.net

Auparavant, le ministre de l’intérieur et de la sécurité de l’Etat de Côte d’Ivoire, Vagondo Diomandé a présenté les dispositifs sécuritaires mis en place par le pays pour assurer la protection des entreprises privées et prodiguer des conseils, aux entreprises, pour la sécurisation des biens et des personnes. Il a, par ailleurs, indiqué que la Côte d’Ivoire se donne les moyens,  pour renforcer la sécurité des biens et des personnes présentes sur son territoire et a déclaré : » Après la crise de 2010-2011, l’indice de sécurité était de 4.0. En 2015, l’indice de sécurité était de 2.0. En 2017, nous étions à 1.7. Aujourd’hui l’indice de sécurité, en Côte d’Ivoire, est de 1.2. C’est exceptionnel ! »

Intervenants à un Panel / CGECI Academy 2021 / Crédit image : CGECI Academy 

Au terme du panel, les entreprises sont invitées à prioriser deux éléments essentiels pour la pérennisation de leurs activités, dans un contexte de survenance ou d’absence de crises commerciales. Il s’agit de se poser la question : Comment tirer profit de cette crise ? Par-dessus tout, il faut remarquer qu’une crise peut être une opportunité. L’intérêt, pour les entreprises ivoiriennes, est, donc, d’aller à la conquête de l’Afrique, à travers l’accord de libre-échange continental Zlecaf  (zone de libre échange continental africain) pour étendre leurs activités. Des différents échanges, il est ressorti que les entreprises peuvent être confrontées à une crise commerciale née d’une crise quelconque, notamment politique, environnementale et/ou sanitaire, comme la Covid-19. Pour rappel, les entreprises n’ont pas été épargnées par les assauts répétés de l’ennemi invisible. Dorénavant, les entreprises africaines doivent s’outiller pour faire face aux crises multiples et multiformes qui surviennent, sur le continent et ailleurs, et dont l’impact se ressent au quotidien.

Rodrigue Cofye

Rédacteur

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