En décembre 2022, IFC et HEC Paris ont formé 40 banquiers Africains aux green bonds
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HEC Paris et IFC forment 40 banquiers stratégiques clés Africains aux green bonds !

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Le changement climatique est le plus grand défi du XXIe siècle ! Un défi qui nécessite une remise en cause des modes de consommation tant l’urgence est réelle. Cependant, si des réponses existent, elles ne sauraient être effectives sans l’implication de tous les secteurs économiques. En effet, ces dernières années, plusieurs mesures sont prises. Afin de réduire, non seulement, les émissions de gaz à effet de serre. Mais également, d’accélérer la transition énergétique de la société. Néanmoins, cette lutte collective nécessite des investissements financiers. Et c’est là qu’interviennent les green bounds, ces fameuses obligations vertes. Alors que la Côte d’Ivoire a accueilli la COP 15 en mai 2022, près de 6 mois plus tard, une autre initiative pour le financement de la lutte contre le réchauffement climatique s’est tenue à Abidjan.

Des banquiers Africains en plein cours sur les green bonds

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Cette initiative, c’est le Green Bond Technical Assistance program (GB-TAP). Un programme initié par la Société Financière Internationale (IFCBanque Mondiale). Et ce, en partenariat avec l’Agence Suédoise de développement et coopération internationale (SIDA), le Secrétariat d’État Suisse à l’économie (SECO) et le ministère des Finances du Luxembourg. C’est donc dans ce cadre qu’HEC Paris Executive Education, en collaboration avec le Bureau de représentation d’HEC Paris pour l’Afrique de l’Ouest et Centrale, a délivré, à une quarantaine de banquiers, dans la capitale économique Ivoirienne, cette formation sur Les obligations vertes, sociales et durables. Reportage.

Green Bonds, un outil qui nécessite une formation spécifique ? 

Les banquiers profitant du partage d'experts des green bonds

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Avant tout, il faut savoir que les green bonds ou obligations environnementales sont des émissions obligataires. Lancées par une entreprise, une organisation internationale ou une collectivité locale sur les marchés financiers, elles permettent de financer un projet ou une activité. Cependant, pour en bénéficier, l’activité doit répondre à une condition : Le projet doit bénéficier à l’environnement. Ainsi, de toute évidence, les green bonds attirent, majoritairement, les investisseurs écoresponsables. En d’autres termes, celles et ceux à la recherche d’un bénéfice à la fois financier et environnemental.

Martin Mills délivre son savoir sur les green bonds

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Depuis 2013, cet outil de financement des projets contribuant à la transition écologique est, peu à peu, utilisé partout dans le monde. Malheureusement, pour l’instant, il est moins usité en Afrique. Peut-être par méconnaissance. Et pour cause. La différence, par rapport aux obligations classiques, tient dans les engagements pris par l’émetteur. D’une part, sur l’usage précis des fonds récoltés qui doit porter sur des projets ayant un impact favorable sur l’environnement. Et, d’autre part, sur la publication, chaque année, d’un rapport rendant compte, aux investisseurs, de la vie de ces projets. Or, sur un continent où l’informel est roi, souffrant d’un déficit de confiance des populations envers les banques, seule la formation peut pallier cet état de fait.

Les grands principes volontaires des green bonds

Des participants au green bonds technical program

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De plus, il n’existe pas de définition réglementaire ni de standards précis. Toutefois, de grands principes volontaires, les green bonds principles, ont été rédigés, en 2013, par quatre grandes banques internationales. A savoir :

  • Bank of America Merrill Lynch
  • Citigroup.
  • JP Morgan Chase
  • Et Crédit Agricole CIB

Dans ledit document, ils recommandent, notamment, des avis d’experts extérieurs, tels qu’une attestation de seconde opinion et une certification. Autant de process qui nécessitent une bonne connaissance du mécanisme des green bonds. Si la toute première obligation verte a été émise par la BEI,  Banque européenne d’investissement, en juillet 2007, d’autres agences de développement comme la Banque mondiale ou la BAD lui ont emboité le pas.

Un marché estimé à plus de 124.000 milliards FCFA !

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Il convient, ici, d’indiquer que cela fait près de 15 ans que les green bonds s’imposent parmi les leviers les plus connus de la transition vers une économie bas carbone. Et selon les experts, pour l’année 2022, ce marché devrait dépasser la barre des 124. 393 milliards FCFA. Une manne financière susceptible de soutenir les Etats et les entrepreneurs dans leur démarche pour une transition écologique vertueuse. Surtout en Afrique.

Une formation délivrée par HEC Paris, initiée par IFC et ses partenaires

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C’est dans ce cadre qu’HEC Paris Executive Education, épaulée par le bureau de représentation d’HEC Paris en Afrique de l’Ouest et Centrale, et IFC-Banque Mondiale ont formé, à Abidjan-Côte d’Ivoire, pendant près d’une semaine, une quarantaine de banquiers Africains aux green bonds. Ce groupe, assoiffé de connaissance, composé de hauts cadres, hommes et femmes, représentait une quinzaine d’Institutions bancaires du :

  • Nigeria
  • Tchad
  • Cameroun
  • Burkina Faso
  • Togo
  • Sénégal
  • Bénin
  • Et de la Côte d’Ivoire

Comment émettre des green bonds ? Quel en est le cadre réglementaire ? Quelles sont les stratégies applicables en la matière ? Tout le long de la semaine du 05/12/2022, ces banquiers ont profité de cours, d’ateliers, de partages d’expériences, en présentiel et en distanciel, entre eux et avec des experts du domaine. Dans l’optique de renforcer leurs capacités et de leur permettre de développer une réelle compétence en la matière. Et ce, grâce à l’intelligence collective mis en exergue dans les cas pratiques. Le tout, sous la houlette de :

Des représentants d'HEC Paris et IFC engagés pour la formation aux green bonds

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Quelques un des banquiers certifiés du programme green bonds d'IFC délivré par HEC Paris

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En plus des cours théoriques, Alain Tchibozo – Economiste en chef à la BOAD, Benjamin Cliquet – Vice Président de Moody’s France, des responsables RSE de CEMOI et les promoteurs du centre commercial Cosmos Yopougon ont enrichi, de par leurs expertises, les participants sur le sujet. A la suite des ateliers, cas pratiques et mises en situation, chacun et chacune de ces 40 banquiers s’est vu délivrer le certificat IFC/HEC Paris Les obligations vertes, sociales et durables executive training. D’après leur avis unanime, cette formation leur a appris l’application concrète des green bonds sur les marchés Africains. Ils comptent tous, en accord avec leurs hiérarchies respectives, les implémenter dans les offres de produits de leurs différentes institutions. C’est pourquoi, ils ont déclaré que, pour eux, le développement, la finance et le profit ne sont pas incompatibles avec la préservation de l’environnement. Bien au contraire ! Ils se sont tous dit ravis d’avoir pu profiter du Green Bond Technical Assistance program. Un programme créé par IFCBanque Mondiale. Avec l’appui, notamment, de l’Agence suédoise de développement et coopération internationale (SIDA), le Secrétariat d’État suisse à l’économie (SECO) et le ministère des Finances du Luxembourg

KOFFI-KOUAKOU Laussin

Rédacteur en chef

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