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Elay Beatz, Un beatmaker hors du commun

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Né en Abidjan, Côte d’Ivoire, Niamké Brown Louis-Augustin vit son rêve au quotidien. Lorsque ce franco ivoirien s’est lancé dans son projet, beaucoup y voyait une lubie. Pourtant, cet autodidacte a réussi le pari fou de transformer l’illusion en réalité. Focus sur Elay Beatz, l’homme pour qui rien est impossible, à condition de s’en donner les moyens.

 

Ce trentenaire a le sens du rythme. Connu dans le milieu sous le pseudonyme de Elay Beatz, il réside dans le Sud Ouest de la France, précisément à Toulouse.

 

Source: Insatagram

Le pensionnaire de la ville rose a un parcours atypique. Son baccalauréat en poche, il s’oriente d’abord vers les sciences sociales et étudie le droit, avant de changer de direction. La raison de ce revirement ? Il nous l’a confié : « les matières juridiques, bien que passionnantes, ne m’animaient pas vraiment. »

J’ai eu un coup de foudre immédiat!

Il décide de se consacrer au “beatmaking”. Et cela du fait d’une rencontre décisive : « C’est par l’entremise d’une connaissance de l’époque que j’ai découvert, par pur hasard, l’univers de la musique via le beatmaking. J’ai eu un coup de foudre immédiat ! C’était, il y a une dizaine d’années. Depuis tout, ce qui concerne l’audio et la musique a pris, pour moi, des allures d’obsessions (lol ) . » Le beatmaking, c’est l’art de composer de la musique sur ordinateur, soit par la méthode classique de la composition (jouer des instruments), soit par la méthode , plus digitale, du sampling (prendre un échantillon de musique existant et l’intégrer dans une composition),  soit en mixant les deux méthodes (la technique la plus utilisée aujourd’hui).

Bien qu’ayant suivi… une formation en sonorisation d’évènementil est un self learner.

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Bien qu’ayant suivi, plus tard, une formation en sonorisation d’événement (ingé son comme cela se dit dans le jargon), il rappelle, qu’en ce qui concerne la composition, il est un self learner. Ainsi, il a fallu une décennie à Elay Beatz pour s’installer durablement dans ce métier où beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. Il se rappelle : «… S’en sont suivies 10 années de découvertes, de recherches, d’expérimentations et de plaisir pour l’essentiel. En effet, je suis totalement autodidacte, pour ce qui est de la composition, bien que j’aie suivi une formation en sonorisation d’événements … Aujourd’hui, je fais plusieurs choses, de la composition au mixage, pour l’industrie musicale et aussi pour le cinéma, de l’enregistrement et de la sonorisation d’événement. Actuellement, mon agenda est allégé en raison de la crise sanitaire que nous connaissons ».

Source : Facebook

Il s’agit de créer un habillage, un paysage…une ambiance.

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Son métier ? Qui de mieux que lui pour l’expliquer : « Comme je l’ai dit, je suis beatmaker d’une part, et ingé son d’autre part. S’agissant de ma première casquette, je dirais qu’il s’agit de créer un habillage, un paysage, un arrière-plan sonore, une ambiance que la voix d’un artiste, ou des images pourront épouser. En ce qui concerne ma casquette d’ingé son studio, disons que c’est l’étape qui suit celle mentionnée, plus haut, dans la chaîne de production. Il s’agit de tout le travail dit de postproduction qui permet de tirer d’un projet, une version finale techniquement adaptée aux supports de diffusion et attrayante, musicalement, à partir du matériel plus ou moins brut que l’on reçoit. »

Étant lui-même, un self-made-man, Elay Beatz travaille beaucoup avec les artistes et labels indépendants, via le leasing. Le leasing, c’est la mise en vente d’une licence d’exploitation de productions musicales, en l’occurrence, pour le beatmaker, ses compositions (créations instrumentales), à des artistes en préparation de projets (single, album, compil, etc.).

En matière de style musical, le beatmaker se dit assez polyvalent. Cependant, sa collaboration avec Yasko, un rappeur belge, est pour lui une belle illustration de la signature Elay Beatz.

Cet auto-entrepreneur adopte une approche digitale.

Source : Facebook

Pour sa stratégie de communication, cet auto-entrepreneur adopte une approche digital. Conduit par l’air du temps, il est très réseaux sociaux. Il est sur Facebook, Instagram, TikTok et également sur les plateformes de vente de musique en ligne telle que Soundcloud, Deezer, etc. Il a récemment lancé son site internet. Il y propose ses instrumentales et des prestations studios. (enregistrement, mixage, mastering…)

Selon ses dires, son activité, en elle-même, est fondamentalement digitale « Elle l’est rapidement devenue avec l’arrivée du numérique dans les arts, ce qui a d’ailleurs contribué à démocratiser ses métier. Une chance ! » .

Dans son utilisation des réseaux sociaux, il va à l’essentiel. Toutefois, il compte bien offrir plus de contenus sur ces plateformes : « Pour l’heure, je communique essentiellement sur les mises à jour de mon catalogue instrumental, promotionne certaines campagnes pour amplifier le trafic vers mes espaces de vente, et vais au contact d’artistes, indépendants pour l’essentiel. »

À l’avenir, il entend passer à l’étape supérieure, s’ouvrir aux majors : « … M‘ouvrir un peu plus aux potentiels placements auprès d’artistes de plus grande envergure ou signés sur des majors, parallèlement au développement de ma propre identité, de ma marque. Cela passe, naturellement par le développement artistique, et plein d’autres choses sur lesquels je ne pourrais parler plus ouvertement que lorsqu’elles seront prêtes… »

Apporter quelque chose de positif…

Source : Facebook

À propos de l’Afrique, son continent d’origine, il aimerait aussi pouvoir y apporter quelque chose de positif, notamment sur le marché de l’audiovisuel. Il nous avoue que l’opportunité d’ouverture d’un studio, dans la sous-région, est à l’étude. À la question de savoir s’il avait pour projet de s’installer en Côte d’Ivoire ou dans tout autre pays d’Afrique, il a répondu avec un enthousiasme non voilé : « Oui ! À 3000 % , j’étudie encore les options. La Côte d’Ivoire, le Ghana, le Nigeria ou le Sénégal sont des possibilités, mais tout reste encore à définir. »

Ces objectifs sont définis, sa vision claire et il a un Leit motiv’ qui pourrait en inspiré plus d’un : « Soyez passionnés, acharnés, patients et si possible les 3 en même temps. C’est un procès assez long, surtout pour les autodidactes, mais vu la quantité d’information disponible de nos jours, ça devrait bien se passer (lol). »

former vous au marketing, au branding et au management. 

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Quant à l’aspect business, son conseil est le suivant : « Aussi, chose très importante. Dès que vous sentez que vos productions se rapprochent d’un niveau de qualité commercialement exploitable, former vous au marketing, au branding et au management. Le succès repose, aussi bien, sur la qualité de votre travail que sur ces points pivots. Le plus tôt, vous le découvrez, le plus vite vous avancerez. »

Le digital a révolutionné le monde. Cette révolution industrielle a changé le visage de l’industrie musicale, notamment avec l’avènement de la MAO (musique assistée par ordinateur). Elle a miniaturisé le studio, simplifié son utilisation et la même rendu portable, ce qui est pratique pour les déplacements. La MAO a ouvert une voie, dans le milieu, pour de nombreux autodidactes de génie dont Niamké Brown Louis-Augustin, alias Elay Beatz fait partie.

KOFFI-KOUAKOU Laussin

Rédacteur en Chef 

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