Cérémonie de clôture / 9eme édition / CGECI Academy / 29-10-2021 / Sofitel hôtel Ivoire / Cocody, Abidjan, Côte d'Ivoire / Crédit image : Strat'Marques
AnalyseStratégie

Editorial : La régionalisation pour une Afrique aux entreprises résilientes ?

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Organisée par la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire, la CGECI Academy est le grand forum du secteur privé, en Côte d’Ivoire. Réalisé au Sofitel hôtel Ivoire de Cocody, Abidjan, Côte d’Ivoire, cet événement de grande portée s’est clos, ce vendredi 29 octobre 2021. Pour ce cru 2021, pendant deux jours, c’est, au total, 26 sessions qui sont proposées. Le public a, ainsi, profité de panels, conférences, masterclass et des stands des entreprises exposantes. Cette année, la plateforme annuelle des opérateurs économiques, pour sa 9eme édition, a adopté le phygital, un format hybride adapté à la réalité mondiale. C’est, donc, en présentiel et en distanciel que les invités ont participé à cette manifestation. Cette CGECI Academy a porté la réflexion sur un thème majeur : Crises et résilience des entreprises en Afrique. Un thème riche défriché lors des différents travaux et dont l’issue a révélé le sommet de l’iceberg.

 

Allocution de Jean-Marie Ackah, Président de la CCECI / Cérémonie de clôture / 9eme édition / CGECI Academy / 29-10-2021 / Sofitel hôtel Ivoire / Cocody, Abidjan, Côte d’Ivoire / Crédit image : Strat’Marques

En cet après-midi du vendredi 29 octobre 2021, la 9eme édition de la CEGECI Academy  s’apprête à fermer ses portes. Pourtant, l’émulation est loin de baisser, au contraire. Des entrepreneurs, des dirigeants d’entreprises, des cadres et des officiels se dirigent vers la salle des fêtes de l’hôtel Ivoire pour assister à la cérémonie de clôture des travaux du cénacle. La cérémonie a débuté par un panel de haut niveau intitulé survivre dans un contexte de crise. Un titre évocateur, car il est important, pour les entreprises, d’anticiper, de résister et de répondre à de telles circonstances. Pour ce faire, elles doivent faire preuve de transparence, inspirer la confiance et montrer leur réactivité et leur pro activité ; notamment les startups qui ont intérêt à offrir des produits et services utiles, accessibles et abordables. Cela est rappelée sans cesse, la pandémie à coronavirus a enfanté d’une crise mondiale (sanitaire, économique, sociale, psychologique, étatique…). Selon les panelistes, en 2020, de par son impact sur le mode de vie actuelle, la crise a présenté une profondeur imprévisible. Toutes les institutions et états en ont souffert. En conséquence, des décisions difficiles sont prises et des restrictions entérinées. Ces mécanismes de défense ont organisé la résistance. Cependant, aujourd’hui, la récession économique est globale : Entre 10% et 2%, toutes zones confondues. Quant à l’Afrique, nonobstant les péripéties qu’elle a traversées, elle n’avait pas connu une telle situation de crise, depuis un quart de siècle. Cela fait des décennies que les entreprises africaines subissent des crises multiformes. Subséquemment, elles ont, bon gré mal gré, appris de ces expériences et se sont rodées. Dans ce monde interconnecté, les crises sanitaires, sécuritaires et politiques sont contre productives pour les états. Fort heureusement, sous le feu soutenu de l’ennemi invisible, la réponse est à la hauteur de l’attaque : exonérations d’impôts, aides de l’état, report de factures et d’échéances, facilité de caisse et de crédit…sont octroyés sous les rafales anxiogènes du virus à couronne. À cette heure, les pays se redressent, doucement, et les perspectives positives se renforcent. Les populations apprennent à vivre avec cette épée de Damoclès et la normalisation, graduelle, des activités humaines est en marche. Les pays dits développés supportent l’effort de guerre et la lumière apparait, enfin, au bout du tunnel. Sur le continent, une croissance de 4,5% devrait être constatée à la fin de l’année. Et ce, malgré une relance mondiale quelque peu illisible, pour l’instant.

Allocution de Moussa Sanogo, ministre du Budget et du Portefeuille de l’Etat de Côte d’Ivoire / Cérémonie de clôture / 9eme édition / CGECI Academy / 29-10-2021 / Sofitel hôtel Ivoire / Cocody, Abidjan, Côte d’Ivoire / Crédit image : Strat’Marques

Clairement, beaucoup d’entreprises ont du mal à rebondir. En terre d’éburnie, le dialogue entre le secteur privé et le secteur public est l’atout, l’as de sortie de crise. Si, aux premiers signes d’alerte, les états ont lancé des politiques monétaires, afin de créer des encours et de la croissance, le tsunami covid-19 a mis en lumière les limites de la mondialisation. En connaissance de cause, la régionalisation n’est elle pas la clé, pour une Afrique forte de la résilience de ses entreprises ? Au coucher du soleil, les travaux de la CEGECI Academy 2021 ont révélé un espoir né de la résilience des entreprises évoluant sur le continent africain. Sous le morne, est apparue, à l’horizon, une montagne gravissable et loin d’être infranchissable. L’intégration régionale aurait l’avantage de régler les problèmes de convertibilité de devises, de logistiques, de frontières, d’approvisionnement, etc. et d’assurer la couverture des besoins du continent.

KOFFI-KOUAKOU Laussin

Rédacteur en chef

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