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Blanchisserie & Pressing au Togo, un secteur en pleine expansion

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Depuis que l’Homme a adhéré au pacte social, l’autarcie est dénué de sens. En effet, la révolution industrielle et le développement de TIC (technologies de l’information et de l’innovation) ont aboli les frontières nationales, faisant de la Modernité, la nouvelle norme sociétale. Si tout le monde n’est pas Fashion Addict. L’essor des médias, audiovisuels, et des réseaux sociaux, ont rendu la diffusion de l’information quasi instantanée. Ainsi, les Stars et Influenceurs sont, aujourd’hui, les papes et papesses des tendances vestimentaires. Le Togo, à l’instar de la plupart des pays du monde, est sous l’influence des médias audiovisuels et leurs corolaires de modes textiles. Ces vêtements, empreints de classe, d’élégance et marqués par une identité propre, demande un soin particulier. En conséquence, dans le pays de Faure Gnassingbé, la demande de produits et services, émanant de cette activité florissante, est croissante. Afin de capter le maximum de clients, ces entrepreneurs du textile font preuve d’ingéniosité et déploient maintes stratégies. Ils allient accueil chaleureux, rapidité d’exécution et efficacité de services. Aujourd’hui, ces derniers consentent à de gros investissements pour la mise aux normes leurs installations. Ils emploient du personnel qualifié et ont réglementé l’utilisation et la maintenance de leurs machines. Grâce à des équipes professionnelles et expérimentées, des équipements à la pointe de la technologie et des produits soigneusement sélectionnés, les Pressings et Blanchisseries du Togo fournissent des services express, de qualité et sécurisés. Si tout le monde n’est pas adepte du pressing, il convient de rappeler que le secteur n’a pas été épargné par la  par la covid-19 et ses conséquences, parmi lesquelles figure la crise économique. En conséquence, le secteur a perdu une belle part de marché, du fait de la déliquescence de la demande de sa clientèle. A cela s’ajoute la concurrence farouche de petites structures, moins équipées et proposant des services à de vils prix. A travers le consortium panafricain ‘African Laundry Consortium, initié par des acteurs d’Europe, d’Amérique et de Côte d’Ivoire, les professionnels africains du lavage d’affaires et du nettoyage de linge veulent valoriser le secteur, et le mettre aux normes internationales. Dans le viseur, plus de proximité avec le client et une réponse adaptée à ses attentes. Pour se faire, face à un consommateur, toujours plus exigeant, ils se réinventent au quotidien !

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Dans la République du Togo, ce secteur pourvoyeur d’emplois est en plein essor. Toutefois, le défi actuel du secteur réside dans la modernité et l’innovation. Pour y arriver, ses entrepreneurs émettent des stratégies pour tirer leur part, dans un marché concurrentiel. Ils développent, donc, de nouvelles prestations et de nouveaux concepts, pensés par des professionnels. Cependant, dans cette course à l’ingéniosité, une autre problématique intervient : L’écologie. Une préoccupation croissante qui favorisera, sans doute, l’essor des Green Pressings.

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Au Togo, les pressings et blanchisseries sont installés, principalement, dans les grandes villes. Néanmoins, la capitale, Lomé, en enregistre le plus fort taux de concentration. Partout en ville, le long des avenues, boulevards et dans les quartiers périphériques, se trouvent des pressings et blanchisseries. Ils sont équipés de laveuses, de séchoirs toutes options dotées du contrôle d’humidité résiduelle, de postes de détachage, de tables à repasser ergonomiques, d’emballeuses…

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Également, de salles de réception, souvent muni d’un ou deux comptoirs d’accueil pour la réception et la livraison des commandes. La salle des machines est composée de calandres pour le traitement rapide des linges d’hôtels et de restaurants, d’une ou plusieurs tables de détachage avec ou sans aspirateur, de machines à laver à sec d’une capacité, généralement, de 09 kg à 13 kg, des machines à laver à l’eau et au détergent de 07 kg, 09 kg, 11 kg et 13 kg. Aussi, des machines de 100 kg, 150 kg et 200 kg, mais  dépourvues de mécanisme de grand essorage, couplées à des centrifugeuses du même acabit.

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A cela se greffe, la machine à laver à sec. Utilisant des solvants, comme le Perchloroéthylène, elle a l’avantage d’être une machine complète. Le linge y entre et y ressort sec, grâce à ses cycles de lavage, d’essorage, de séchage et de désodorisation. En plus du nettoyage du linge, (nettoyage à sec, défroissage, décapage, dégraissage, repassage), les pressings proposent le nettoyage d’intérieur, le stoppage, la réfection des coutures défectueuses, la teinturerie, la restauration des couleurs éteintes, la collecte et la livraison à domicile, le service en ligne et le service express. Autant de services personnalisés mises en œuvres pour satisfaire la clientèle. Pour rappel, un linge régulièrement soumis au nettoyage, dans un pressing répondant aux normes, conserve la texture de ses fibres pendant une longue période. Pourquoi ? Parce que la machine ne frotte ni ne malaxe le linge. Elle le nettoie, plutôt, en douceur et en profondeur, par le biais d’un ballet mécanique. Quant à la vapeur, qui sert à repasser le linge, elle tue les microbes, bactéries, etc. L’emballage, lui, empêche la poussière de s’attaquer au linge déjà propre. Entre autres services, l’amidonnage, la teinture, le détachage au nettoyage à sec, les retouches, la blanchisserie et le traitement des tâches.

Crédit image : Pressing Saint bel

Les prestations se font de 07h00 du matin à 07h00 du soir, du lundi au samedi. Il est recommandé un hall de réception et de livraison assez spacieux et munis de sièges confortables, pour l’attente des clients. Dans l’ensemble, les pressings se présentent sous forme de bâtiments ou d’édifices à l’intérieur desquels se trouve des comptoirs servant à l’accueil du client, à la réception du linge à laver et à la livraison du linge propre. Des vêtements prêts à la livraison y sont, aussi, exposés. La salle des machines est, communément, invisible pour la clientèle. Toutefois, tous les pressings ne respectent pas cette configuration. Il existe, au Togo, de tous petits appelés laveries. Ceux-ci se résument, quelquefois, en un humble local servant à accueillir les commandes et à livrer ; le reste des opérations se passant dans une arrière-cour où aucune installation digne du métier de pressing n’existe. Le lavage s’y fait, souvent, à la main. Selon la norme en vigueur, toute structure ne possédant pas de presses ne peut s’attribuer le titre de Pressing. de même, toute structure ne disposant pas de machine à laver à sec et ne travaillant pas avec les solvants comme le Perchloroéthylène ne peut s’accaparer la dénomination Lavage à sec. Les tarifs diffèrent d’un pressing à un autre et le système de pesage reste le plus répandu. Ces tarifs commencent à partir de 500 francs CFA et peuvent être supérieur dans les pressings au niveau d’équipement, de produits et services. A Lomé, la capitale du Togo, les 200 litres de perchloroéthylène, par exemple, coûtent 599.940 francs CFA. Or, les machines à trois réservoirs épuisent la moitié du fût, en un seul chargement !

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Pour se démarquer, des acteurs du secteur du pressing et de la blanchisserie, au Togo, offrent, désormais, plusieurs services orientés entreprises. Dans le cadre de leurs prestations, certains pressings et blanchisseries proposent des contrats à des entreprises pour l’entretien hebdomadaire de leurs uniformes, à des prix alléchant.

La rédaction

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