avril 19, 2018

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Solution anti-piratage : Jonathan Benassaya le père de Deezer

Jonathan Benassaya Deezer

Jonathan Benassaya est un entrepreneur né. Passionné d’informatique, il a su profiter des acquis de ses précédentes entreprises dont la première fût créée à l’âge de 15 ans  pour ensuite  lancer en 2007 Deezer.  Service d’écoute musicale gratuit dont le modèle économique repose essentiellement sur la publicité. Aujourd’hui Deezer compte 16 millions d’utilisateurs actifs repartis à travers le monde et  profite d’une introduction en bourse valorisée autour du milliard d’euros en 2015.

Rétrospective  du parcours d’un ‘’serial entrepreneur’’ au flair exceptionnel…

Jonathan Benassaya diplômé de l’ESSEC débuta sa carrière dans la finance. Dès 2005, il abandonna son poste pour fonder Magic Party, sa propre entreprise en Chine. Sa spécialité,  la vente de publicité dans les jeux vidéo.

En décembre 2006, il décide de céder son entreprise et rentre en France à la recherche de nouveaux projets.

Entrepreneur dans l’âme, Benassaya compte sur l’importance des réseaux. Dès son retour, il se met à activer ses vieilles connexions. C’est ainsi qu’il reprend contact avec Daniel Marhely développeur du site de rencontres Lovelee.com.

Blog Musik Deezer

Ce dernier avait développé un projet personnel en parallèle avec BlogMusik, son aventure de l’époque. Il s’agissait d’une sorte de blog radio illégal. Evidement, des démêlés  avec l’industrie de la musique vont suivre.

L’idée – La solution anti-piratage

Les difficultés que rencontraient Daniel ne vont en rien les freiner dans leur élan. Bien au contraire, Jonathan va se rendre compte des opportunités à saisir. Il conclut qu’il fallait un concept utilisant la puissance du gratuit et pouvant répondre à la fois, à un besoin réel.

Daniel-Marhely-Jonathan-Benassaya

D’où sa confidence à son ami: « Tout le monde pirate la musique. Nous devons trouver un modèle économique avec les maisons de disque qui sont en train de se faire torpiller par le piratage. Nous sommes une évolution logique de la radio, il faut que nous travaillions avec l’industrie pour développer ce nouveau modèle économique ».  La stratégie est tout de suite trouvée.

Ce concept sera Deezer, un service d’écoute musicale gratuit en ligne dont le modèle économique est basé sur la publicité. Une idée géniale qui deviendra  « La solution anti-piratage ».

Deezer bibliothèque musicale

Un concept qui plait mais…

L’entreprise fût créée en 2007. Mis en ligne, il va connaitre un grand succès auprès des internautes qui se comptent par milliers chaque jour sur le site …Mais  aussi à Xavier Niel, le fondateur de Free qui sera le premier investisseur de Deezer après une levée de fonds de 250 000 euros (Ndlr : environ 164 milliards de F CFA).

Cependant les interlocuteurs du monde de l’industrie de la musique certes motivés, restaient plutôt méfiants, et hésitaient à signer avec la nouvelle entreprise.

« C’est hyper intéressant mais nous signerons avec vous quand un premier partenaire signera avec vous ! » affirmaient-ils. Ce n’était qu’avec la SACEM que les discussions avançaient, même si cela se faisait lentement.

sacem-France

Mais tout changea en aout 2007, lorsque Neuf s’apprêta à lancer avec Universal une offre de téléchargement illimité pour 5 ou 10 euros/mois. Une information que Jonathan Benassaya utilisa comme argument pour accélérer le processus de partenariat avec la SACEM.

Comme moyen de lubrification, un pavé dans la marre : « Montrez au monde que vous pouvez être innovants. Montrez que la SACEM peut signer avec une start-up ! ». Quelques jours  suffiront  pour que le partenaire passe à l’acte ; précisément le 15 août 2007. Dans la foulée, un partenariat fût lancé avec Free.

Malheureusement, la jeune entreprise ne célébrera pas longtemps cette victoire car elle connut par la suite, une période de tension marquée par des ‘’attaques’’ de toutes parts avec les maisons de disque.

Comme aime à le dire Jonathan, « la naissance de Deezer s’est faite aux forceps ».

C’est seulement,  en décembre 2007, après une signature avec Sony que la jeune pousse a retrouvé ses marques. Notons que ce  fût la première société au monde à signer ce type d’accord.

2010, la rupture

Deezer est très apprécié du public au point où à la fin de l’année, le site passe le cap de 700 000 visiteurs/jour. Son soutien par la SACEM, et son positionnement comme la solution anti-piratage associé à sa notoriété montante crescendo, va attirer d’autres grands noms de l’industrie de la musique notamment Universal, Warner et EMI en  partenaires.

Deezer-team

La société réussira aussi à captiver pour son développement, des investisseurs comme les frères Rosenblum, fondateurs de Pixmania qui lèveront 5 millions d’euros.

En 2008, le chiffre d’affaires de Deezer était de plusieurs millions d’euros. Afin de continuer son développement et absorber sa croissance, l’entreprise fit une nouvelle levée de fonds mi-2009 avec AGF et CIC (Ndlr : des fonds d’investissement). Cette dernière avait pour objectif de stabiliser la stratégie de l’entreprise en France et internationaliser le modèle.

Plusieurs axes de développement avaient été privilégiés mais ne convenaient pas au co-fondateur de Deezer. Un mois après, il prit la décision de sortir de la société tout en conservant ses parts. En 2010, il quitta donc le board, après avoir accompagné le nouveau Directeur général Axel Dauchez pendant huit mois en tant que président.

Plizy

Plizy, le nouveau départ

Après l’épisode Deezer, Jonathan Benassaya s’envola pour les Etats Unis. Il y lança Plizy, une nouvelle plate-forme assez intelligente. Permettant en effet de faire découvrir plus aisément à ses utilisateurs, des vidéos.

« Concrètement, grâce à Plizy, vous devriez être capable en quelques clics de visionner vos chaines préférées, d'accéder aux vidéos de vos amis, ou encore de vous créer votre propre chaîne », révèla-t-il  au magazine en ligne journaldunet.com.

Contrairement à Deezer, Plizy a facilement réussi à lever 1.2 millions de dollars. Une levée de fonds qui augure d’une autre belle aventure.

Rodrigue SK

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